BERNIERE Robert

Né le 2 juillet 1970 à Paris

C’est à Beaubourg, en 1977, que Nicolas découvre la peinture au travers l’oeuvre de MIRÒ. Au sortir de l’exposition, il demande au guide s’il s’agit-là d’un vrai métier…

En 1985, Nicolas intègre l’école supérieure des Arts et Industries graphiques ESTIENNE ou il re-découvre l’histoire de l’art et la peinture… il ressort avec un diplôme de graveur taille-douce en 1987.

L’année 1988 le voit entrer à l’atelier d’Étampes où il devient l’élève pour trois années de Philippe Lejeune, peintre honoré de l’Académie des Beaux-Arts de France, élève de maurice Denis.

En 1989, Nicolas se soumet au concours d’entrée des Beaux-Arts de Paris où il y suit les cours magistraux des professeurs Debord et Fontaine sur la morphologie du vivant ainsi que ceux du professeur Pincas sur la technologie de la peinture.

L’année 1990 se ponctue de voyages d’étude en Hollande et en Algérie, notamment avec une traversée du désert du Hoggar.

En 1992, Nicolas expose pour la première fois à Paris une trentaine de peintures, des dessins et une gouache monumentale autour du thème du Jardin d’Éden.

1993 voit partir Nicolas pour Laon (Aisne) où il se consacre à des études personnelles. Il y entreprend de grandes compositions sur toile brute à l’acrylique : série des Danses, des Anges, des Fleurs Maladives en hommage à Baudelaire. Il participe durant cette année à plusieurs expositions collectives

Au terme de l’année 1994, il transfère son atelier à Tamerville, dans le Cotentin, où il prépare une exposition avec J.M. Chamblay pour l’espace Tristan Bernard à Paris : série des Masques, des Tétus et Tostaki inspiré par l’album des Noirs Désirs.

Le retour à Paris s’effectue en 1995 où il s’enferme dans le travail : série de l’Attache, des Feux Follets, natures mortes et coquillages. Durant tout l’hiver, il participe au marché des artistes du XIVème.

1996 se mue en année riche de créations avec la commande d’un décors pour la réhabilitation du marchés des Enfants Rouges, rue de Bretagne dans le 3ème arrondissement et la préparation de la Suite Senghor, une fresque de 10 mètres sur papier, un grand dessin sur toile et une carte d’Afrique pour l’UNESCO, dans le cadre de l’anniversaire du président L.S. Senghor. Il intègre aussi le pôle Pi, un squat réunissant plus de 300 artistes.

Au cours de l’année 1997, il est invité avec une délégation du Pôle Pi au marathon artistique de Nevers. Il réalise au sol, à l’acrylique et sable sur papier, un fond marin de 8 mètres sur 3 en 24 heures. Il profite aussi de l’année 97 pour travailler sur plusieurs séries : les Pi-geons et Ra-Pi-@, les Serpents, les Skaï Roses et les Babylones. Il termine l’année en préparant une exposition sur le thème des Fonds marins.

En 1998, il travaille aux portraits de l’écrivain américain J. Baldwin pour la commémoration des dix ans de sa mort, organisée par Samuel Legitimus sous le patronage du Théâtre International de la Francophonie. Il réalise également les séries des Chemins, Désert et Animaux.

L’année 1999 Il élabore le tryptique des Fées affalées d’après des costumes de théâtre. Il rencontre par hasard objectif le couturier Christian Lacroix et il commence à élaborer des Robes Puzzles d’après des modèles de haute couture du maitre.

En 2000, Nicolas se lance dans l’exécution des Robes Puzzles chez Christian Lacroix. Puis exécute une fresque pour le groupe Murmure (400m de mur) aux côtés d’un vingtaine d’artistes dont Popay, Miss-Tic et Mesnager. Après avoir installer son atelier à Montluçon, il travaille sur une série de paysages. Il est sélectionné pour le salon de la figuration critique 2000. Dans le cadre de l’évènement Ma vie à deux organisé par L. Quenehen, il réalise la série Couples (8 pièces). En fin d’année, il organise à Paris aux côtés de F. Beyreuther une exposition autour du thème du Désert.

2001 La suite des Fées Affalées, des portraits en pied, l’accrochage chez Babelle Nollet-Lecaudé de dessins, l’installation d’un aquarium dans sa galerie du Marais et une sélection au salon international d’Arts platisques d’Angoulème. Nicolas réalise également la serie des Insectes qui lui vaut d’être présélectionné pour le salon contemporain du musée d’histoire naturelle de Paris. Il se rend ensuite à Lyon où il travaille sur le Plan de la ville en matière.

2002 Conception du cd-rom « Matières ».

2003 Résidence projet Horizon – Allier – Conception et réalisation de l’arbre à planches, structure bois et peinture 300x370x400 cm, manège de l’archêtype de l’arbre dans le cycle des saisons et du recyclage.

2004 Présentation de la série Métro ligne 7 une trentaine de peinture à l’huile sur toile de lin, d’une rencontre impromptue dans le silence social, une conjoncture de correpondances, et cette distante solitude de proximité.

2005 Dessins Anatomiques patchworks, collages et peintures en collaboration avec le docteur p.Hilligot, spécialiste en chirurgie réparatrice et plastique. Résidence a la galerie Wandelbar – Suisse.

2006 Elaboration des grandes boites. Dessin puzzle constitués d’une multitude de petites boites aimantées… avec surprises à l’interieur. Découverte et mise en volume de l’espace pictural. Résidence atelier galerie simple – Suisse.

2007 Préparation d’un recueil de dessins. Carnets-livres edition – Paris. Réalisation de la tree box. Boite à dessins aimantés et serie de peinture sur les torrents dans les bois, retour à la matière, pamphlet écologique en huit tableaux. La pollution est sur la toile dans la beauté des textures.

2008 Réalisation des boites nuages,la boite ville,pink box sur l’histoire de l art et de l’amour,la boite noire …sur les désastres du monde.Parution d’un recueil de carnet de dessins. Peinture d aprés Hamlet de shakespear,la scène de fin.Participe au salon MACparis 2008.

Rêverie du promeneur champêtre

Dans les peintures de Nicolas BERNIERE, qu’il convient de scruter dans leur matière, se déploie toute une rêverie des champs alpins jonchés d’herbes hautes, parsemés de marguerites et de coquelicots, de chardons bleus ou encore de roses trémières.
Regardant ces alpages, le spectateur est invité à composer un herbier : un herbier vivant, parcouru d’abeilles et d’escargots, mais aussi un herbier halluciné, puisqu’il trouvera ça ou là quelque piment ou quelque pélican de taille minuscule. Mais il y a plus : si nous faisons attention à chaque détail de cette nature présentée dans toute sa variété – et particulièrement au bleu clair des myosotis –, si nous nous laissons aller à la rêver, cette nature, dans le libre jeu de l’imagination, se dessinera alors un chemin que nous n’avions pas encore aperçu, un chemin qui nous mène, tel un promeneur solitaire moderne, en quête de la « durée » du bonheur. Mais là où le promeneur de Rousseau quêtait un « état simple et permanent », le promeneur scrutant les peintures de Nicolas Bernière trouvera une durée autre, pleine d’un émerveillement enfantin.