Irène DOMINGUEZ

DOMINGUEZ

portrait-DOMINGUEZ-237x300 Irène DOMINGUEZ exposition Galerie FeuillantineAprès des études à l’école des Beaux-Arts de l’université catholique de Santiago et à l’université du Chili, elle partit à Madrid poursuivre sa formation.

Arrivée à Paris en 1964, elle fut mise en contact avec Wifredo et Lou Lam. Exposition à Cuba en 1967. Rencontre avec le peintre suédois Asger Jorn, fondateur du mouvement Cobra.

1970 les évènements au Chili précipitent le retour d’Irène Dominguez

1975 participation au film de Raoul Ruiz « dialogues d’exilés ». Rencontre avec Salavador Dali.
1982 inauguration de « l’espace latino-américain » rue de Sicile à Paris, où avait lieu de nombreuses expositions d’artiste latino-américain. La grande exposition de 1987 fut décisive pour son travail.

1998 exposition « un peu de sentiment » à l’institut Cervantès de Paris ; le catalogue fut présenté par l’écrivain chilien Jorge Edwards, le poète argentin Louis de Paula, avec un poème de Wifredo Lam.

2003 exposition au musée national des Beaux-Arts de Santiago dans le cadre du cycle « nouvelle rencontre ».

Les couleurs et les rumeurs de la ville se muent en une poésie qui se matérialise sur ses toiles. Son œuvre est une histoire de corps féminins, de femmes qui dansent et chantent, intégrées à des scénographies parfois ludiques et baroques ou minimales et sobres. Avec un sens très fin de l’humour et une certaine ironie  que l’on perçoit, surtout dans sa conception délibérée  des corps, présentés de façon bidimensionnelle, presque « ingénument »surtout les corps vus de profil et détenus sur un geste donné. Par « ingénument » il ne faut pas penser « naïf », mais une stratégie  consciente de réduction anthropomorphe volumétrique et d’une réduction spatiale qui abandonne la perspective.

Ses peintures sont sur le point de sortir du tableau et de nous rendre la vie joyeuse, de nous consoler avec ses acrobaties si nous sommes mélancoliques, de nous accompagner dans nos malheurs, de nous apaiser dans les fureurs comme le ferait une sœur très chère.

Son art va de la naïveté à l’innocence ; elle n’est pas naïve, elle est innocente. elle nous donne la santé pour continuer de vivre et pour faire face à la mort les yeux ouverts.