Guy de Gontaut

portrait-GDG-300x300 Guy de Gontaut exposition Galerie Feuillantine

Guy de GONTAUT choisi le papier de riz, matière qui conduit son geste, qui ne reste pas passive.

L’usage de ce papier permet la rapidité d’exécution pour la transcription la plus immédiate de la vision. Le peintre ne recherche pas la spontanéité, il est dedans, mais il se doit d’être rapide pour ne pas laisser s’échapper une réalité qui par essence est fuyante, évanescente.

Cette peinture ne laisse pas de place au repentir. Peindre, c’est bien souvent se jeter à l’eau, saisir au vol.

Cette matière sensible, conserve une réactivité, un relief, un tremblement, des frémissements sous l’effet du travail du rêve. Un peu comme les dunes conservent le souvenir du passage du vent, et les pierres l’empreinte des mouvements de la terre.

Les visions déroulent leurs variations, leurs flux d’une encre à l(autre, avec des mouvements de reprise, d’insistance comme si, sur des fonds différents le même drame se rejouait, pour mettre en scène tous les mouvements essentiels, ou mieux les émotions de la vie.

Cette mouvance se déploie avec ses rythmes et ses jeux de forces entre des pôles opposés pour fondre dans le temps les principes contraires : l’attraction et la répulsion, l’immobilité et le mouvement, la contraction et la détente.

Extrait D’un texte de Georges QUIDET