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BOTTI peintre

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Botti René est né en mars 1941 à Paris, « le pinceau à la main »

Etudes artistiques à l’école des Arts Appliqués et à l’école des Arts Graphiques.

Diplômé, 1er prix des Arts Graphiques, qui lui sera remis par le directeur M. Cadiou, fondateur de l’école et artiste de talent qui créa le mouvement des peintres de la réalité, à l’époque ou la peinture abstraite faisait figure de leader.

Des 1960, il décide de faire une carrière d’illustrateur ; le dessin est depuis toujours une composante de sa vie.

En 1965, il sera le co-fondateur avec Bailleul, Billebeau et Tossato, du groupe de création « And Partner’s »

Pendant une dizaine d’années, il en assure la direction artistique. Cette époque fut dominée par l’hyper réalisme. Avec son équipe, il impose une nouvelle approche de l’illustration dans le secteur de la communication, dont l’image en volume.

Le groupe recevra en 1977, le Grand Prix du design.

En 1981, le groupe se sépare, Botti poursuit des activités de peintre et sculpteur ; c’est à cette époque qu’il rencontre Maurice Metton, qui lui apportera par ses mots, une force poétique et philosophique indéniable.

Botti renoue avec les Grands Salons et les galeries : salon des Indépendants, salon des Artistes Français, ou il obtiendra une médaille d’honneur.

Il sera invité à exposer à Anvers, puis aux Etats Unis, en 1988, il expose au Salon « la Nationale des Beaux Arts ».

Sélectionné par une galerie japonaise de Paris, il participe à une exposition qui fera le tour des centres culturels du Japon.

En 1990, c’est en Angleterre qu’il exposera une cinquantaine de ses œuvres.
Depuis 1995, Botti travaille à la Métairie Bruyère, centre d’art graphique qui perpétue un patrimoine culturel, lié à la gravure, la lithographie, l’eau-forte, la gravure sur bois, la typographie, etc.

Pour partager et transmettre sa passion de l’image, il acceptera plusieurs postes d’enseignants, à l’Union Centrale des Arts Déco de Paris, puis à l’Institut Supérieur d’Arts et de Publicité et enfin à l’école Prép’Art.

Depuis 2002, Botti poursuit et complète ce travail de « passeur » en donnant des cours privés dans son atelier.

invitation-botti-2 « J’incarne un presque rien » : ce sont ces mots, écrits noir sur blanc, qu’arbore sur une petite pancarte ce personnage étrange, masqué, aux habits informes, bouffonants. Masqué, il nous fixe d’un regard absent, juché sur un petit globe perdu au milieu d’un gris parsemé de lettres multicolores, et entouré de bandes de couleurs véritablement malmenées. Immense, il n’est presque rien.
C’est de cette ambiguïté dont procède l’œuvre de Botti : ambiguïté de la forme méticuleusement construite et pourtant meurtrie par le support, les collages, les textes ; ambiguïté d’un sens tiraillé entre la compassion pour cette petite chose qu’est l’homme et l’angoisse, la colère contre la vaste comédie du monde.
Moderne, cette œuvre est le reflet de notre condition contemporaine, si ambiguë, justement : harcelées par les mots (omniprésents dans son œuvre, comme s’ils déchiraient la forme), les formes de Botti cherchent à exister, par des métamorphoses – comme nous essayons de le faire, au jour le jour.
Sur le bois de palissades striées, presque lacérées, Botti travaille des matériaux hétérogènes qu’il unifie dans des compositions brisées : il juxtapose des nus indécis, des êtres fantastiques, mi-hommes mi-animaux, d’irrégulières plaques de couleurs, des formes indéterminées, sombres et inquiétantes, des collages, des déchirures, des affiches aux mots d’ordre assourdissants, et des poèmes qui se nouent au travail de la ligne pour retrouver ce qu’il en était de l’art à l’origine, lorsque celui-ci était un graphein : un dessin qui est aussi une écriture.
Inspiré des nouveaux réalistes et de Villeglé, exhibant et sublimant la matérialité pour en faire une œuvre, son art laisse place au regard du spectateur, l’invitant à s’interroger sur la manière dont a procédé l’artiste.
Ces tableaux donnent à voir, ouvrent au dialogue des regards, à ce dialogue que Botti ne cesse d’avoir avec ses œuvres, qui semblent toujours encore à reprendre, pour mieux donner à voir le monde dans sa beauté et sa dangereuse déraison. Botti est un peintre rare : ses œuvres n’attendent que votre regard pour vous étonner et vous métamorphoser.