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Exposition des peintures de Bertrand Bataille du 19 janvier au 16 février 2012

Né en 1948 à Paris.
Après ses études à l’Atelier Met de Penninghen (où il enseigne aujourd’hui le dessin), puis à l’Ecole Supérieure des Métiers d’Art à Paris, il décide de faire une carrière d’illustrateur. Auteur de diverses affiches de films et manifestations culturelles : festival de Cannes (1985), Festival international du film d’Amiens (de 1993 à 1996), « Cuisine et dépendances » de Philippe Muyl (1993), Festival du film de Télérama (1999), Festival en Othe (1995), Biennale d’Orléans (1997), il réalise aussi des illustrations pour la communication (Fnac, Jacadi) et pour l’édition jeunesse, notamment autour de contes pour les enfants (Gallimard, Editions Lito, Bayard).
Depuis 2005, toujours fidèle à son goût pour les images narratives, il s’oriente vers un travail personnel en peinture, nourri d’onirisme et de poésie,.

 J’ai découvert dans ma pratique que ce que je ressens comme poétique arrive par surprise, dans l’aléatoire et l’inachevé. Le drolatique est caché dans le drame, la sensualité naît dans la faim et la soif. Ces oxymores incongrus pimentent nos vies et donne du parfum à l’air qu’on respire.

Sous la banalité du quotidien se cache un grouillant fantastique : une jeune femme, hiératique comme un Cranach, s’offre à nos regards, dégustant des cerises avec des peintres aveugles … un fou, indifférent et solitaire tourne le dos à la scène, c’est « le repos du modèle ».
Il suffit de pousser un rideau comme le fait le chambellan dans les Ménines de Vélasquez pour s’inviter dans le monde secret des interdits, du rêve transgressif et des émotions enfouies, c’est la peinture des plaisirs jubilatoires…. Elle est nue dans ce bain tiède, juste vêtue d’un piment qui lui fait un chapeau. D’énormes fraises, sexes fendus, lui parlent de plaisirs. Deux amis, gonflés comme des fruits, partagent son assiette.
Il est tard et la lumière indiscrète s’attarde encore sur ces formes gourmandes…

Une peinture qui parle à ce monde magique et archaïque qui bat encore au fond de nous.
Les mythes et le dérisoire élevés au rang du Sacré dans une lumière claire obscure nous invitent aux rêveries. Ces mondes cachés, reflets du visible nous donnent une lecture secrète de nous-mêmes. Nous y entrons pour y chercher l’ivresse et le vertige.

Dernières expositions :
Pavillon Charles X (St Cyr sur Loire, 2011)
Galerie Rivaud (Poitiers, 2009)
Galerie Acéphale (Tours, 2008)
Atelier du Silence (Paris, 2007)