En vente

GESVRET2 Galerie Feuillantine exposition Galerie Feuillantine

" sans titre N°2 " huile sur toile
Prix : 3000 €

GESVRET peintures

Du 8 septembre au 1 octobre 2016

 

GESVRET

Extrait d’un texte de Gérard XURIGUERA du 11 mai 2014

 

« Chez Claude GESVRET, on perçoit d’emblée dans sa peinture une crispation, un corps à corps fiévreux avec les éléments et son être intime, qui réverbèrent une meurtrissure à vif.

A ceci près que les conséquences de ces incidences mémorielles et psychologiques, ne sont qu’un pan du processus qui guide la transhumance batailleuse de sa main et le tangage de sa pensée.

Tour à tour proche de l’Action painting, du groupe Support- Surface et de l’expressionnisme germanique, il ne s’est finalement inféodé à aucune de ces tendances.

De l’Action painting, il a évité les retombées de l’écriture automatique, mais a conservé la rudesse simplificatrice, la puissance dramatique et le concept brutal de l’espace.

Parallèlement, il n’a pas cultivé la pauvreté de Support- Surface, sa systématique formelle, la dénonciation de l’illusion dans l’art, sa fibre idéologique, la réduction de l’image à sa propre image et les excès d’un discours théorique découlant du structuralisme et de la psychanalyse. En revanche, il a retenu la récurrence du motif, mais n’a pas évacué le recours à l’imagination et la pulsion gestuelle.

Enfin, de l’ l’expressionnisme allemand, outre la percussion heurtée de la touche, il a gardé le gout des étendues tourmentées et la force du symbole.

D’évidence, nous avons ici un artiste de tempérament, à la problématique écorchée, malgré ses appuis analytiques, qui a vécu très jeune l’expérience du déracinement et la douloureuse fatalité de la mort du père, dont le séisme affectif a buriné son être sensible. 

Il n’y a par conséquent rien d’étonnant à ce que ses trames apparaissent violemment brassées et fragmentées, échancrées et stratifiées, rompues de recouvrements et de matière effritée, de rubans obliques ou transversaux, de formes martelées fallacieusement débridé, sanctionne l’âpreté signifiante de son langage. » Gérard XURIGUERA